On parle de mise au net ou de mise aux normes avant impression, mais qu’est-ce que c’est? Et est-ce vraiment une obligation avant un envoi en impression ?

Si vous avez déjà fait appel à une agence, à un graphiste ou à un infographiste alors vous avez certainement du entendre parler de ce sigle, la PAO.

Exécution PAO, qu’est-ce que c’est ?

D’après l’internaute, la PAO c’est la Publication Assistée par Ordinateur qui consiste à créer des documents destinés à être imprimés via un ordinateur. En d’autres termes, ce processus renvoi à la création de supports de communication à l’aide de logiciels spécifiques. Autrefois attribuée aux personnes spécialisées dans la composition et les tâches de prépresse. De Scribus à Indesign, la PAO s’est largement démocratisée depuis 1990. Si avant la PAO ne servait que pour l’impression, elle est désormais l’alliée des blogs, newsletters et visuels divers. De la photo retouchée, au dessin illustré, en passant par les brochures et catalogues, la PAO fait partie intégrante de la chaîne de production.

Finalement, la PAO est devenue une expression « fourre-tout » pour désigner les logiciels de composition textes/images.

Logiciels PAO et contrôle de fichiers

La mise au net et le contrôle des fichiers, c’est quoi alors ?

Le contrôle de fichiers désigne quant à lui une opération plus technique que la PAO en générale. Il intervient souvent avant un envoi en impression. Il peut aussi être nécessaire avant une parution et doit être fait par un(e) spécialiste tel(le) qu’un(e) infographiste. Vous allez me dire…Pourquoi un(e) spécialiste ?!

D’une part, le contrôle des fichiers implique l’utilisation de logiciels qui ont un certain coût (exemple la suite Adobe avec le créative cloud à 47.99€/mois). Là-dessus, un spécialiste sera plus enclin à amortir les frais de logiciel. Par dessus le marché, ce sont des outils complexes impliquent un minimum de formation. Ainsi, le contrôle des fichiers, souvent synonyme de mise au net des fichiers est un processus qui mobilise des connaissances particulières. De cette manière, un(e) infographiste sera à même de contrôler les couleurs, leur répartition, la qualité des visuels selon leur utilisation de destination etc. Ce(tte) dernier(e) sera aussi en mesure de « normer » le support selon son canal de diffusion. A l’occasion d’une impression ou selon des contraintes techniques spécifiques par exemple. Le spécialiste des logiciels PAO reprendra le gabarit ou les informations spécifiques qui serviront la qualité finale de votre support.

La PAO ou la mise au net des fichiers est-elle indispensable en création graphique ?

Peut être travaillez-vous sous Canva ou un autre outil de création graphique en ligne et vous vous posez la question suivante. Puis-je envoyer mon support en impression tel quel ? La réponse est non ! Pourquoi ? C’est très simple, Canva traite les couleurs dans leur version web, à savoir en RVB. Ce traitement des couleurs n’est donc pas compatible avec une impression papier qui doit être faite en CMJN. De la même façon, Canva, initialement pensé pour le web, traite les visuels en 72DPI alors que 300DPi sont requis pour une qualité optimale en impression papier. En conclusion, si c’est un très bon outil de création de visuels destinés au web, Canva ou d’autres outils en ligne ne sont pas adaptés à l’impression papier. Il en va de même pour les formats web complexes (type html), qui nécessitent une phase de contrôle des fichiers ou mise au net.